| Nous retrouvons le soleil et la chaleur a Saigon. L’atmosphère est très différente de Ha Noi : on sent vraiment ici que le sud a eu une histoire différente et qu’on est très loin du pouvoir central.Dans l’ensemble, le sud, à l’exception notable de Chau Doc, est très reposant et le harcèlement qui nous a épuisé dans le Nord et le centre est quasi inexistant. Can Tho s'avère etre une des étapes les plus agréables de notre sejour : ballade en petite barque à moteur dans les canaux du delta et visite des marchés flottants ou les paysans du coin viennent vendre leur production de fruits et légumes à des grossistes. Je ne m'étendrai pas sur Chau Doc (à la frontière Vietnam-Cambodge) avec une arrivée un peu du même style qu'a Ninh-Binh, des motorbikes qui attendent leurs commissions une fois arrivé a l'hôtel que tu leur as indiqué (par principe, nous ne séjournerons pas ici : le "commissionning"est une plaie et il serait préférable de payer un peu plus cher la course plutôt que de batailler a chaque arrivée) et une armée de moto-taxis qui attend a la sortie de ton hôtel te sautant dessus chaque fois que tu entres ou sors !Du coup, nous n'y restons qu’une nuit, et prenons un bateau de fret-passagers pour rejoindre Ha Tien : nous n’étions pas certains d’arriver à destination, car nous avions négocié directement avec l’équipage en mélangeant anglais, vietnamien et schémas. Mais au final, tout s’est bien passé et le trajet a été beaucoup plus agréable qu’en bus : cela nous a permis de découvrir la vie dans le delta et, malgré la barrière de la langue, les bribes de conversation que nous avons eues avec les autres passagers, notamment une femme, sont vraiment d’excellents souvenirs. Une fois a Ha Tien, il ne sera pas possible de trouver un bateau pour rejoindre Phu Quoc car une alerte au typhon dans l’Est du Vietnam (du cote de Nha Trang) contraint les pêcheurs a rester au port. Nous rejoindrons donc Rach Gia en bus d’ou partent des hydrofoils, un peu plus « sea worthy ».En dehors d'une autre arrivée assez pénible (il me faudra une bonne nuit de repos pour m'en remettre) que l’on aurait pu éviter en achetant un ticket de bus dans le bateau (Mais qu’ils sont cons ! Pourquoi ils ne l’ont pas fait ?), ce fut le paradis et l’endroit idéal pour finir les vacances (Ah non, c ‘est vrai, pas pour moi !). Et la, nous n'avons vraiment pas regretté Nha Trang (d'après les échos qu'on en a eu, c'est une grosse station balnéaire très bétonnée, et plusieurs personnes qui avaient monté un commerce la-bas ont fini par fuir et s'installer a Phu Quoc qui, en dehors d’une petite zone, reste assez sauvage. Cela ne saurait durer au vu des innombrables projets de construction de resorts, l’ouverture d'ici quelques années d’un aéroport international et la volonté du gouvernement de supprimer le visa pour ceux qui séjourneraient uniquement sur Phu Quoc. Au programme: bungalows avec vue sur la mer, restaurants sur la plage, transats, balades en moto et plongée (pour moi) / Snorkeling (pour Bruno). Retour a Saigon le 30 novembre ou Bruno embarque pour retourner dans le froid (quelle idee !) et ou moi, je m’apprete a retrouver mon errance solitaire. Direction le Cambodge, en espérant retrouver l’accueil que j’avais connu lors de mes précédents voyages en Asie. |